Données

L'emploi intérimaire

Fin juillet 2022, 793 500 personnes occupent un emploi intérimaire, soit une légère baisse par rapport au mois précédent (-1 200 soit -0,2 %).

Définition, source et champ

L'emploi intérimaire correspond à la mise à disposition temporaire d'un salarié par une entreprise de travail temporaire auprès d’une entreprise cliente utilisatrice, afin d'exécuter une mission dans le cadre d'un remplacement temporaire d'un salarié, de travaux saisonniers ou d'un accroissement temporaire de l'activité.

Il est associé à un type de contrat de travail spécifique, assorti notamment d’une indemnité de fin de mission. Depuis 2014, les employés intérimaires peuvent aussi contracter un contrat à durée indéterminée (CDI intérimaire) avec l’entreprise de travail temporaire. 

Bien que représentant une part réduite de l’emploi salarié (entre 2 et 3 %), l’intérim est un indicateur conjoncturel avancé de l’évolution de l’activité économique : il constitue la composante de l’emploi salarié la plus sensible à la variation du climat économique, variant rapidement à la hausse ou à la baisse en fonction de l’activité.

La Dares fournit des données sur le nombre d'intérimaires, y compris le nombre de CDI intérimaires, le volume de travail en intérim et les durées moyennes de mission, détaillées par secteur d'activité et par région de l'établissement utilisateur ; le nombre d’intérimaires et le volume de travail en intérim sont aussi détaillés selon la région de l’établissement de travail temporaire. Ces données sont disponibles depuis 2000, pour la France hors Mayotte. Depuis mai 2018, elles sont issues exclusivement de la Déclaration sociale nominative (DSN).

L'intérim en juin 2022 et juillet 2022

Fin juillet 2022, 793 500 personnes occupent un emploi intérimaire (données provisoires, corrigées des variations saisonnières), soit une légère baisse par rapport au mois précédent (–1 200 soit –0,2 %). Il s’agit du sixième mois consécutif de baisse, après –3 600 missions en juin (soit −0,4 %), –3 200 en mai (soit –0,4 %) et les fortes baisses de février à avril (−15 100 missions par mois en moyenne, soit −1,8 % par mois).

Fin juillet 2022, l’emploi intérimaire est en hausse de +3,8 % sur un an (soit +29 400 intérimaires).

Fin juin 2022, dernier mois pour lequel des données détaillées sont disponibles, l’emploi intérimaire augmente très modérément dans l’industrie (+0,3 %, soit +800 intérimaires) et diminue légèrement dans le tertiaire (–0,2 %, soit –800 intérimaires). Il diminue plus nettement dans la construction (–2,4 %, soit –3 500).

Au sein de l’industrie, l’emploi intérimaire augmente notamment dans la fabrication de denrées alimentaires, boissons et produits à base de tabac (+3,0 %, soit +1 700 intérimaires) et la fabrication de matériels de transport (+3,5 %, soit +1 100), tandis qu’il diminue dans la fabrication d’autres produits industriels (–1,0 %, soit –1 300).

Dans le tertiaire, l’emploi intérimaire diminue dans les activités scientifiques et techniques et services administratifs et de soutien (−0,5 %, soit –500 intérimaires), dans l’administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale (–1,4 %, soit –500) et surtout dans les autres activités de services (–12,2 %, soit –1 000). Ces baisses sont en partie compensée par une hausse de l’intérim dans le transport-entreposage (+1,6 %, soit +1 700). 

Sur un an, l’emploi intérimaire augmente de 5,2 % dans l’industrie (soit +13 600 intérimaires), reflet du quasi-rattrapage, pour l’essentiel jusqu’au début 2022, de son niveau d’avant-crise sanitaire. Il augmente de 3,1 % sur un an dans le tertiaire (soit +11 300) et diminue de 5,1 % sur la même période dans la construction (soit –7 600).

Fin juin 2022, l’emploi intérimaire évolue différemment selon les régions. La baisse est plus importante que la moyenne nationale en Bourgogne-Franche-Comté (–3,4 %, soit –1 300 intérimaires), en Auvergne-Rhône-Alpes (–0,9 %, soit –1 000), en Ile-de-France (–0,7 %, soit –900) et dans le Grand Est (–0,9 %, soit –600). Au contraire, l’emploi intérimaire augmente légèrement dans certaines régions, en particulier les Pays de la Loire (+1,0 %, soit +600).

Sur un an, l’emploi intérimaire augmente particulièrement en Ile-de-France (+8,2 %, soit +9 700 intérimaires), en Occitanie (+7,4 % soit +3 900) et dans le Grand Est (+5,8 %, +3 700). Au contraire, il est en recul dans les Hauts-de-France (–3,8 %, soit –2 900) et en Centre-Val de Loire (–3,3 %, soit –1 200), en raison d’un ralentissement depuis début 2022.

Révision : Par rapport à l’estimation provisoire diffusée le 5 août 2022, l’évolution de l’emploi intérimaire entre fin mai et fin juin 2022 est révisée à la baisse (–0,4 %, contre –0,0 %).

Note : la mesure de l’emploi intérimaire en fin de mois est établie sur les 5 derniers jours ouvrés consécutifs en fin de mois. Pour le mois de juin 2022, il s’agit de la semaine du 20 au 24, et pour le mois de juillet 2022, de celle du 25 au 29.

L'intérim au 2e trimestre 2022

L’emploi intérimaire recule de nouveau au 2e trimestre 2022 (−2,5 %, soit −20500 intérimaires, après −1,9 %, soit −15800 intérimaires au 1er trimestre 2022). Sur un an, il est néanmoins en hausse de 2,2 %, et dépasse de 1,6 % le niveau de fin décembre 2019.

L’emploi intérimaire continue à diminuer dans l’ensemble des secteurs, en particulier dans la construction (−4,7 %, après −4,5 % au 1er trimestre 2022) mais aussi dans l’industrie (−2,3 %, après −1,0 %) et le tertiaire (−1,9 %, après −1,5 %). Sur un an, l’emploi intérimaire baisse dans la construction (−5,1 % par rapport au 2e trimestre 2021), tandis qu’il augmente dans l’industrie (+5,2 %) et le tertiaire (+3,1 %).

Mesuré en moyenne sur l’ensemble du 2e trimestre 2022, le volume de travail temporaire (en équivalent temps plein) diminue également par rapport au trimestre précédent (−4,1 %, après +3,0 % au 1er trimestre 2022).

Volume de travail temporaire en équivalent temps plein et nombre d'intérimaires en fin de trimestre

Les données fournies portent sur : 

  • le volume de travail temporaire par secteur d’activité, sexe, âge et par catégorie socioprofessionnelle ; 
  • le taux de recours par secteur d’activité ; 
  • le volume de travail temporaire et la durée moyenne des missions par secteur d’activité et région de l’établissement utilisateur.